ORGANIC BODIES — LAGE EGAL CURATORIAL PROJECTS #249

ORGANIC BODIES — LAGE EGAL CURATORIAL PROJECTS #249

ANAHITA JUDAKI
ASTRID KÖPPE

Exhibition dates: SEP 6 — OCT 17, 2026 
Open hours: THU — SAT, 2pm — 6pm

OPENING SUNDAY, SEP 6, 2026, 2—7PM

LAGE EGAL [RIVOLI] GALLERY #28
CHAUSSÉE DE WATERLOO 690, 1180 BRUSSELS, BELGIUM

Contact: Pierre Granoux +32 483 270237
sonderlage@lage-egal.net

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ABOUT

Drawing is understood here as a process of transformation. In the work of Anahita Judaki and Astrid Köppe, it does not represent but displaces, alters and brings forth forms that move beyond their point of origin.

ANAHITA JUDAKI draws directly onto wooden panels using images taken from photographs and pornographic films. These visual sources, saturated with narrative and codes, are gradually dissolved through gesture. The line fragments bodies and recomposes them into masses, tensions and rhythms. The image ceases to be readable and becomes a surface of intensities, retaining traces of contact and movement.

ASTRID KÖPPE creates her drawings on pre-enamelled metal panels using hand-drawn and hand-cut stencils, gradually building up each composition through successive layers of enamel, which are fired in a kiln to fuse the colour to the surface. Her forms, situated between geometry and biomorphism, appear to belong to a vocabulary of the living while resisting any stable identification. They evoke processes of growth, proliferation or mutation, yet remain irreducible to classification. Fixed by enamel, the drawing nonetheless preserves a sense of latent movement, as if the form were still in the process of becoming.

Between these two practices, drawing emerges less as a representational tool than as a site of passage. In Judaki’s work, images dissolve into graphic matter; in Köppe’s, line becomes structure in a state of becoming. In both cases, forms do not describe the world: they generate intermediate, unstable and open states.

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Le dessin est ici envisagé comme un processus de transformation. Chez Anahita Judaki et Astrid Köppe, il ne représente pas : il déplace, altère et fait émerger des formes qui échappent à leur point de départ.

ANAHITA JUDAKI dessine directement sur des panneaux de bois à partir d’images issues de photographies et de films pornographiques. Ces sources visuelles, chargées de narration et de codification, sont progressivement dissoutes par le geste. Le trait fragmente les corps, les recompose en masses, en tensions, en rythmes. L’image cesse d’être lisible pour devenir une surface d’intensités, où persiste la trace d’un contact et d’un mouvement.

ASTRID KÖPPE réalise ses dessins sur des panneaux métalliques préémaillés à l’aide de pochoirs dessinés et découpés à la main. Elle construit progressivement chaque composition par superposition de couches successives d’émail, chacune étant cuite au four afin de fixer la couleur à la surface. Ses formes, à la frontière du géométrique et du biomorphique, semblent appartenir à un vocabulaire du vivant sans jamais se fixer dans une identification stable. Elles évoquent des processus de croissance, de prolifération ou de mutation, tout en restant irréductibles à toute classification. Le dessin, stabilisé par l’émail, conserve pourtant une sensation de mouvement latent, comme si la forme continuait à se faire.

Entre ces deux pratiques, le dessin apparaît moins comme un moyen de représentation que comme un lieu de passage. Chez Judaki, l’image se défait en matière graphique ; chez Köppe, la ligne devient structure en devenir. Dans les deux cas, les formes ne décrivent pas le monde : elles en produisent des états intermédiaires, instables, ouverts.

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